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Publié : 4 avril 2013
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Atelier du Patrimoine : la Révolution à Fécamp

Les élèves suivant l’enseignement d’exploration "Littérature et Société" lisent le roman Ouest de François Vallejo,un écrivain qu’ils rencontreront le vendredi 17 mai. L’intrigue se déroule dans l’Ouest de la France après la Révolution française.

La séance de mardi consistait donc à plonger dans les racines fécampoises afin d’y retrouver l’empreinte de la Révolution française.Nous avons bénéficié d’un atelier du Patrimoine de la ville de Fécamp fort instructif, grâce à notre guide Mme Queval.

Les élèves ont visité les archives puis ont pu contempler des documents précieux et rares datant de la période révolutionnaire.
L’Hôtel du Grand Cerf qui accueille les archives s’appela pendant une époque "Auberge à la Fleur de Lys", dénomination refusée à la Révolution.Ce fut "l’hostellerie" des pèlerins venant se recueillir devant la relique du Précieux-Sang. On y trouve des archives très anciennes alors qu’habituellement les documents antérieurs à 1789 sont conservés au Département.

Nous avons appris qu’environ 700 députés se sont réunis dans la nef de l’abbatiale de Fécamp, devenue un lieu civique à la Révolution, afin de rédiger pour les états généraux les cahiers de doléances, dont nous avons lu quelques extraits.
Nous avons observé un papier relatif à l’abolition des privilèges, dont la dîme (un dixième de la récolte remis au seigneur) et le droit de possession d’un colombier, privilège alors exclusif du seigneur en Normandie et destiné à l’élevage de pigeons qui picoraient le blé des paysans.
Fécamp dépendait du bailliage de Montivilliers, ville dans laquelle fut édifié un échafaud avec une guillotine.Le bailliage de Montivilliers dépendait lui-même du bailliage de Caux situé à Caudebec.Un bailliage était une circonscription d’Ancien Régime placée sous la juridiction du bailli.
Nous avons également vu des assignats, correspondant à la transformation des biens du Clergé en monnaie.
Enfin, la guide nous a expliqué le sens de l’évolution des armoiries de Fécamp :

  • premier blason : il souligne l’importance de la religion avec ses trois mitres (rappelant la Sainte-Trinité, nom de l’abbatiale de Fécamp) et ses feuilles de laurier, plante à feuillage persistant évoquant l’éternité.
  • deuxième blason : les moines ont été exilés à la Révolution. On observe donc trois tentes, un aigle symbole de victoire et une corne d’abondance. Ce blason date de 1790 : on voit encore la couronne royale mais elle sera supprimée après 1793.
  • troisième blason : la couronne s’est transformée en château-fort, rappelant le passé médiéval de la cité avec ses fortifications ducales ; l’ancre nous indique que nous nous trouvons dans une ville de pêcheurs et la croix de guerre est une récompense obtenue par Fécamp durant la seconde guerre mondiale pour ses faits de guerre. "Fici Campus" est la devise créée par les moines bénédictins pour évoquer le figuier dans le tronc duquel a été conservée la relique du Précieux-Sang.
  • quatrième blason : la ville se distingue par les falaises en vert et la mer en bleu. Un goéland les unit.
  • cinquième blason : le "F" est fait de silex pour souligner la qualité des façades des maisons traditionnelles fécampoises.

Nous retrouverons notre guide le 30 avril prochain afin de découvrir les trésors du fonds Banse.

Voir en ligne : Service du Patrimoine de Fécamp