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Publié : 8 décembre 2013
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Compte rendu comparatif de deux musées de Honfleur

Les deux musées sont situés au centre ville d’Honfleur.

Lorsque l’on entre dans ces musées, on y trouve une sorte d’intimité.

Au premier étage, pour le musée Eugène Boudin, on retrouve cette sensation avec d’anciens papiers peints de couleurs plutôt chaudes, avec une sorte de couloir continu vitré où se trouvent divers objets du quotidien de l’époque. Cette sensation d’intimité est renforcée par la présence d’une pièce centrale, intégrée dans la salle. On y trouve un grand meuble de bois ancien, des portraits, un papier peint différent et de faux murs ; ce qui donne la sensation d’être chez quelqu’un.

Dans les maisons Satie on retrouve cette intimité par le fait que le musée est en réalité une maison comme son nom l’indique, mais ce n’est pas une maison choisie par hasard : elle est la maison natale d’Erik Satie. Quand on y pénètre, c’est comme si on pénétrait dans la vie de l’artiste de manière extravagante. En effet, sur les murs de cette maison, on retrouve des citations propres à l’artiste, comme par exemple les pianos, c’est comme les chèques : ça ne fait plaisir qu’à ceux qui les touchent.

Ensuite, ces deux musées possèdent des objets sous verre, plus particulièrement de la vaisselle d’époque. Des effets personnels ayant appartenu à quelqu’un : dans le musée Eugène Boudin, des vêtements par exemple ; et dans les Maisons Satie, des lettres, destinées à l’artiste, qui n’ont jamais été ouvertes.
Enfin, il y a cette impression de cabinet des curiosités, avec un bric-à-brac d’objets divers.

Dans un second temps, j’ai pu observer de multiples différences lors de ces deux visites. D’abord, si l’on regarde le nom de ces deux musées, on peut constater une différence importante : « musée Eugène Boudin / les maisons Satie ». Pour l’un, il est véritablement question d’un musée, pour le moins classique, pour l’autre de maisons. Leur entrée marque cette différence. L’un a une entrée classique avec une grande barrière verte ; on entre dans l’autre par une petite porte d’entrée, comme pour entrer dans une maison.

Le musée Eugène Boudin est un musée ordinaire, avec une pièce d’objets anciens, une salle d’exposition, puis des salles où sont exposés des tableaux. Ceux-ci représentent souvent la mer, les ports, la campagne, des portraits, des scènes de genre… Les tableaux sont alignés, ce qui rappelle l’art académique et son organisation ; ils sont parfois sous verre. Nous avons l’interdiction de toucher les œuvres. Les salles sont très spacieuses, aérées. Le contact avec l’extérieur est maintenu par deux grandes baies vitrées à deux étages différents ; la vue, à travers ces baies, donne sur les petites rues du dessous mais surtout sur le pont de Normandie.

Les maisons Satie sont très originales et ne respectent pas les conventions originelles d’un musée. Elles n’exposent pas de peintures et rendent hommage à un musicien, Erik Satie. Dans ce musée, nous avons le droit de toucher, de nous approcher de tout ce qui s’offre à nous. La particularité de ce musée est sans doute le fait que l’on se déplace grâce à la musique ; les explications, qui nous guident tout au long de la visite, sont transmises par un casque audio. L’emploi de la première personne du singulier « je » lors de ces explications est surprenant et donne l’impression que l’artiste, pourtant décédé, s’adresse directement à nous. Lors de cette visite nos sens sont en éveil, certains objets intriguent, ce qui suscite notre curiosité. Par exemple, dans une salle parfaitement blanche, un piano fonctionne tout seul. Chaque pièce, chaque étage est un changement d’ambiance radical auquel on ne s’attend pas ; avec des couleurs différentes ; des sons différents ; des jeux de lumière différents…Dans ce musée, nous sommes au cœur d’un lieu intime mais pas authentique. Nous pouvons participer à l’activité du musée, ce qui n’est pas commun, grâce à un manège qui consiste à pédaler à plusieurs pour le faire tourner. Au cours de cette visite, nous sommes comme coupés du monde extérieur, du monde réel. Il n’y a quasiment aucune fenêtre sauf dans la salle du piano ; les lumières sont artificielles et ce musée est rempli de choses « surréalistes ».

Dans le musée Eugène Boudin, la mise en valeur des œuvres se joue plutôt sur la lumière. La disposition aérée et droite des œuvres donne l’impression d’ordre, de rangement. Dans les maisons Satie, la musique est mise en valeur car elle nous suit tout au long de la visite grâce au casque audio, et même quand nous n’en avons pas besoin, un piano prend le relais, puis un « spectacle » avec un petit film qui nous est diffusé dans une salle au style de l’époque de Satie.

Je trouve qu’un musée comme les maisons Satie captive plus facilement l’attention des visiteurs.

Clémence (1ère L HIDA)

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