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Publié : 20 avril 2016
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L’architecture au temps de l’Impressionnisme

La classe de seconde F a découvert l’architecture en pays de Caux au temps de l’Impressionnisme.

Dans le cadre du festival 2016 en Normandie, les secondes F travaillent autour de portraits impressionnistes et de nouvelles naturalistes.
Madame Queval, du service du Patrimoine de Fécamp, nous a permis d’arpenter les rues de la ville en admirant maisons et hôtels particuliers de cette fin de XIXème siècle.

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Nous avons même pu visiter l’intérieur d’une maison d’armateur remarquablement conservée, ornée de vitraux, dorures, marbres, boiseries....

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Nous avons aussi assisté à la projection d’un diaporama sur les villas balnéaires à Yport, Sainte-Marguerite sur Mer, aux Petites-Dalles, sur la route de Grainval au-dessus du casino... Les maisons anglo-normandes sont faites de colombages et se démarquent par leur singularité. Berthe Morisot vint souvent se ressourcer dans une villa fécampoise de style anglo-normand, détruite lors de la seconde guerre mondiale. Par ailleurs, Mme Queval nous a indiqué les divers styles et matériaux employés : maisons à bossage (saillie) en pierre (maison Duval, rue Jean Lorrain) ; épis de faîtage décorant et couronnant le faîte de la toiture, lambrequins (ou festons : bandeaux d’ornement en bois en rive de toiture), murs à clins (en bois) imitant la construction des caïques comme ceux de la maison du gardien de la forêt de la côte de la Vierge.Nous avons été attentifs à l’éclectisme architectural de cette époque : pour preuve, cette maison dont la façade mêle briques et boiseries de style néo-renaissant avec un décor de vases empilés.
Les élèves ont ainsi pu aborder la question des diverses classes sociales de l’époque, ainsi que des activités professionnelles et de loisirs pour les plus aisées. Mme Queval nous a rappelé l’importance de la révolution industrielle et du transport des marchandises et matériaux en chemin de fer : l’architecture en a été bouleversée. Par exemple, le procédé de fabrication des briques a évolué : on est passé de la brique de Saint-Jean de forme et de couleur irrégulières , cuite au feu de bois, à la brique cuite au charbon (amené en train) et fabriquée en série, avec régularité. De nombreux propriétaires aisés demandaient aux architectes de bâtir des maisons remarquables et uniques. Certaines sont datées et comportent même des signes maçonniques. Camille Albert, l’architecte du Palais Bénédictine et "architecte de la ville", a ainsi réalisé de nombreuses édifices en employant briques, pierres et silex.

Merci à Mme Queval pour cette visite très enrichissante et qui complète la découverte du patrimoine architectural de Bolbec à la même époque.

Voir en ligne : L’oeuvre de Camille ALBERT

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