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Par : E. Paquet
Publié : 19 mai
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Histoire de la peinture du XIXe siècle au musée des Pêcheries : le patrimoine local.

Les élèves de seconde D ont profité hier d’une visite guidée du nouveau musée, centrée sur les tableaux évoluant de l’Académisme au Romantisme, au Réalisme puis à l’Impressionnisme.

Ce travail, permettant aux élèves d’approfondir leurs connaissances en Histoire des Arts, complète diverses séquences pédagogiques de l’année, consacrées à la littérature romantique, réaliste et naturaliste.

Mme Espargilière, guide du Patrimoine de Fécamp et conférencière, a ainsi présenté de nombreuses oeuvres d’artistes normands, ayant pour certaines voyagé jusqu’aux USA.

La peinture académique obéit à certaines normes : il s’agit par exemple de consacrer un tiers de la surface de la toile à la zone animée et deux tiers au ciel. Les tableaux sont peints en atelier, d’après des souvenirs et esquisses du peintre, qui procède également à une idéalisation de ses motifs et se réserve la possibilité d’inventer tout ou partie de l’oeuvre.

"Homère dans l’île de Siros", Jean-Paul LAURENS, 1864.

Le tableau suivant, du XVIIIe siècle, est académique mais annonce déjà la sensibilité romantique du fait de l’idéalisation de la nature et de la dramatisation d’une scène de naufrage. Les lieux ne peuvent pas être reconnus.

"La tempête", Pierre-Charles LE METTAY, 1857.

Le tableau suivant, caractéristique de la veine réaliste, représente le port de Fécamp : il a été peint en plein air et montre tout un travail sur la lumière, avec des reflets du soleil sur l’eau.


"Fécamp, le port", Jules NOEL, 1875.

Tout aussi réaliste est ce tableau qui nous montre la mode récente des bains de mer, avec une scène de baignade en compagnie de maîtres-nageurs, non loin de femmes rinçant leur linge à l’eau de source puis l’exposant sur les galets pour le faire sécher. On voit au loin la fumée des usines tandis que le casino propose des bains chauds aux algues à une clientèle fortunée.

"Crinolines sur la plage", Jules NOEL, 1871.

A partir de 1864, des peintres refusés dans les salons parisiens se retrouvent chez le photographe Nadar et forment un groupe indépendant, qui sera ensuite appelé "les Impressionnistes". L’objectif ne consiste plus à peindre des anecdotes de la vie quotidienne, mais de peindre des éléments, de saisir l’instant fugitif, dans une symphonie de couleurs. Guy de Maupassant a raconté sa rencontre avec Claude Monet dans La vie d’un paysagiste : de nombreux peintres ont choisi la côte normande pour exécuter leurs toiles. Camille Corot possédait une chaumière près d’Yport et y peignait souvent.

Nous remercions le service du Patrimoine de Fécamp pour cette présentation riche et intéressante de la collection du musée des Pêcheries.

Voir en ligne : Présentation du musée des Pêcheries

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Réunion de présentation du BIA vendredi 21 septembre à 13h45 salle Feldman.