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Par : E. Paquet
Publié : 13 décembre 2018
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Rendons hommage à un grand défenseur des Lettres et de la langue française

Monsieur Roger Savajols nous a quittés. Il a accompagné et félicité un grand nombre de nos élèves depuis que notre lycée participe aux concours d’expression écrite de l’AMOPA. Reste le souvenir d’un homme exceptionnel.

Entièrement dévoué à la cause des Lettres comme à tant d’autres, Monsieur Savajols nous laisse en héritage une certaine idée de l’écriture et de la littérature. A l’écoute des textes des élèves, avec les membres de l’AMOPA 76 dont il était le président, il a su encourager la créativité et le talent de chacun, avec un regard à la fois bienveillant et exigeant.

En parcourant la rubrique AMOPA de notre site internet, vous pourrez retrouver tous les élèves de notre cité scolaire dont il a croisé le chemin et qu’il a parfois suivis jusqu’à Paris pour une remise d’un prix national. Nul doute qu’ils se souviendront longtemps de sa bienveillance et de sa présence chaleureuse.

Un article lui a été consacré dans Paris-Normandie : https://www.paris-normandie.fr/rouen/deces-de-roger-savajols-un-defenseur-ardent-de-l-ecole-laique-BD14249594

Laissons la parole à un auteur reconnu, François Cheng : sans doute la meilleure façon de lui rendre hommage :

La mort n’est point notre issue,
Car plus grand que nous
Est notre désir, lequel rejoint
Celui du Commencement,
Désir de Vie.
La mort n’est point notre issue,
Mais elle rend unique tout d’ici :
Ces rosées qui ouvrent les fleurs du jour,
Ce coup de soleil qui sublime le paysage,
Cette fulgurance d’un regard croisé,
et la flamboyance d’un automne tardif,
Ce parfum qui assaille et qui passe insaisi,
Ces murmures qui ressuscitent les mots natifs,
Ces heures irradiées de vivats, d’alléluias,
Ces heures envahies de silence, d’absence,
Cette soif qui jamais ne sera étanchée,
et la faim qui n’a pour terme que l’infini...
Fidèle compagne, la mort nous contraint
À creuser sans cesse en nous
pour y loger songe et mémoire ;
À toujours creuser en nous
le tunnel qui mène à l’air libre.
Elle n’est point notre issue.
Posant la limite,
Elle nous signifie l’extrême exigence de la Vie,
Celle qui donne, élève.

En pièce jointe est placé un témoignage d’enseignante demandé par Monsieur Savajols en 2015 et paru dans un numéro de la revue de l’AMOPA.

Voir en ligne : AMOPA 76

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